Secrétaire général: Eric Bevilacqua
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Ambiance contestataire, hier, à l'hôpital des Feugrais comme dans la plupart des centres hospitaliers de France. Dans le CHI de l'agglomération, c'est le syndicat CGT qui a organisé une distribution de tracts aux patients et aux collègues.
L'objet de la fronde ? Le projet de loi Bachelot actuellement étudié par les députés. « La loi « Hôpital, Santé, Patient, Territoires » ne va pas améliorer le système de santé français », regrette Isabelle Massin, déléguée cégétiste des Feugrais.
« Si cela passe, on se dirige vers un hôpital-commerce où l'on marchera à la tarification », s'inquiète la déléguée. Et de noter déjà une hausse de l'activité avec des moyens humains stables : « Forcément, la charge de travail augmente pour les équipes, les conditions se dégradent. Et cela entraîne plus de risques au niveau des soins. » Pour le syndicat, ce projet « conduit à moins de protection sociale, moins de service public, moins de démocratie, moins de solidarité. »
Autant dire que le dossier est rejeté en bloc. Pourtant, le mouvement était plutôt discret hier dans les couloirs de l'établissement : « C'est une petite action pour montrer que nous suivons le dossier. Mais de plus importants mouvements sont prévus le 19 mars, pour la mobilisation nationale interprofessionnelle », conclut la syndicaliste. Un tour de chauffe en somme…
A. Q.
GREVE GENERALE LE 19 MARS 2009
En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé.
Les organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… A cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités.
La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade.
Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels.
Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.
En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :
Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.
Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.
La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance.