UL CGT ELBEUF
Secrétaire général: Eric Bevilacqua
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Manifestation: ELBEUF DOIT VIVRE - le 10 décembre 2009 -
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SOCIAL. Face à la multiplication des licenciements, les salariés de l'agglomération se sont mobilisés pour défendre l'emploi. Ils ont manifesté hier dans le centre-ville d'Elbeuf. Devant l'entrée de l'usine Aerazur à Caudebec-lès-Elbeuf, deux syndicalistes CGT conversent. Lorsqu'un policier interrompt l'échange : « Ce n'était pas prévu ça », interroge le fonctionnaire en pointant du doigt les voies sur berges, bloquées par les salariés de NPC. « Non, mais les gens sont énervés », lui rétorque l'un d'eux. Enervés et en colère. La manifestation pour la défense de l'emploi dans l'agglomération a commencé bien avant l'heure officielle du rassemblement. Les salariés de NPC sont les emblèmes de ce que la CGT appelle « la casse sociale ». Leur usine met la clé sous la porte en janvier. Résultat : 141 emplois sur le carreau. Le propriétaire (Autoliv) a annoncé la fermeture du site de Caudebec-lès-Elbeuf. « Même si on sait qu'on ne sauvera pas l'entreprise, manifester permet aux salariés de retrouver leur dignité », assène Jean-Yves Delabarre, délégué CGT. « L'espoir appartient à ceux qui luttent », poursuit-il. Le ton est donné. Les salariés elbeuviens ne comptent pas baisser les bras face à l'avalanche de mauvaises nouvelles. NPC n'est pas la seule entreprise en difficulté. Loin de là. Renault Cléon, le premier employeur de l'agglomération est lui aussi en mauvaise posture : « La direction nous annonce que, pour les trois années à venir, nous aurons un sureffectif de près de 800 emplois », annonce Régis Louail, syndicaliste CGT du site cléonnais. « On est très inquiet, on a peur d'un plan social. » Selon lui, cette manifestation doit permettre de construire « un rapport de force » efficace. « On ne peut pas lutter entreprise par entreprise. » Sur le champ de foire, la foule s'amasse. Plusieurs élus - socialistes et communistes - ont fait le déplacement. Des représentants du NPA sont également présents. Les pétards explosent, la sono de la CGT crache. Trente-neuf emplois bientôt supprimés à BASF à Saint-Aubin-lès-Elbeuf, délocalisation de production à Aerazur qui font craindre de prochaines suppressions de poste, sans compter les licenciements dans les PME, Eric Bevilacqua, secrétaire de l'Union locale CGT, dresse le tableau d'un territoire sinistré. « Elbeuf ne doit pas devenir une ville-dortoir. Le gouvernement supprime les tribunaux et le conseil de prud'homme. Des menaces pèsent sur les bureaux de poste avec le changement de statut, il faut lutter contre la désertification. » Didier Marie, le président de l'Agglo d'Elbeuf, affiche son soutien : « Je suis solidaire des salariés. On fera tout ce qu'il faut pour garder les emplois dans l'agglomération. » Elbeuf doit vivre, peut-on lire sur les affiches de la CGT. Et, sur ce point, tout le monde semble d'accord. Manuel Sanson
Elbeuf : manifestation contre les licenciements
Jeudi après-midi, plusieurs centaines de salariés ont défilé dans les rues d'Elbeuf pour protester contre les licenciements dans l'agglomération. En tête de cortège, les salariés de NPC à Caudebec-lès-Elbeuf. Leur usine fermera ses portes au mois de janvier. D'autres entreprises sont en difficulté. Le cortège est parti du Champ de Foire pour se terminer devant les locaux de la chambre de commerce et d'industrie.
Paris normandie: Brève parue le : 10 décembre 2009 19h50
Ils disent « non » à la loi Bachelot
Isabelle Massin (à droite), pour la CGT, a distribué des tracts hier
SAINT-AUBIN-LES-ELBEUF. Hier, la CGT a distribué des tracts à l'hôpital.
Ambiance contestataire, hier, à l'hôpital des Feugrais comme dans la plupart des centres hospitaliers de France. Dans le CHI de l'agglomération, c'est le syndicat CGT qui a organisé une distribution de tracts aux patients et aux collègues.
L'objet de la fronde ? Le projet de loi Bachelot actuellement étudié par les députés. « La loi « Hôpital, Santé, Patient, Territoires » ne va pas améliorer le système de santé français », regrette Isabelle Massin, déléguée cégétiste des Feugrais.
« Si cela passe, on se dirige vers un hôpital-commerce où l'on marchera à la tarification », s'inquiète la déléguée. Et de noter déjà une hausse de l'activité avec des moyens humains stables : « Forcément, la charge de travail augmente pour les équipes, les conditions se dégradent. Et cela entraîne plus de risques au niveau des soins. » Pour le syndicat, ce projet « conduit à moins de protection sociale, moins de service public, moins de démocratie, moins de solidarité. »
Autant dire que le dossier est rejeté en bloc. Pourtant, le mouvement était plutôt discret hier dans les couloirs de l'établissement : « C'est une petite action pour montrer que nous suivons le dossier. Mais de plus importants mouvements sont prévus le 19 mars, pour la mobilisation nationale interprofessionnelle », conclut la syndicaliste. Un tour de chauffe en somme…
A. Q.